Pourquoi les journalistes ne posent jamais les bonnes questions ?
Je ne résiste pas à reprendre l'article de Daniel Schneidermann, que j'adore. Surtout qu'il confirme mon analyse tout en étant plus optimiste, du moins, d'un point de vue de gauche, car il n'évoque ni la possible déstabilisation de la gauche suite à une défaite présidentielle, ni la possibilité d'une alliance sous marine de Bayrou avec la droite. Il s'agit juste de préciser à tout ceux qui sont hypnotisés par l'élection présidentielle comment marche réellement le système électoral en France.
Et de finir aussi sur un constat : pourquoi les journalistes ne font-ils pas ce travail de pédagogie ? L'actualité devient un jeu plein de suspens, de passions, de rebondissement, mais, malheureusement, basé sur peu de réalité et d'analyse. C'est un peu dommage, mais bon, on nous dit que c'est comme cela que les français se passionnent pour la politique. J'espère que c'est vrai, que les spectateurs de "J'ai une question à vous poser" venaient plus pour écouter les programmes plutôt que vérifier si les candidats ne se prenaient pas les pieds dans le tapis.... j'ai quand même un doute.
Sujet de méditation dominicale pour jeune électeur
samedi 25 février 2007, Daniel Schneidermann
Discussion dominicale, avec un jeune électeur, qui va voter pour sa première présidentielle. Enfin, voter peut-être. Et peut-être non. Tu comprends papa, tous leurs programmes, tous leurs promesses, chaque jour des nouvelles promesses, je n’y crois pas, c’est n’importe quoi.
Ah. Alors tu vas voter Bayrou ? C’est celui qui fait le moins de promesses.
Oui. Bayrou. Ou blanc, je ne sais pas encore. Je vais voir.
Mais tu les as lus, leurs programmes ?
Non. Pas envie. Pas envie de m’impliquer là-dedans.
Bien. Bayrou, donc. En attendant que tu lises, parlons donc de Bayrou. Le dimanche, c’est fait pour ça. Décanter en famille le trop-plein de la semaine. Se poser deux secondes, et réfléchir.
D’abord, disons-le, au risque de me faire suspendre, Bayrou, dans la bande des trois, ne m’est pas le moins sympathique. Un gars qui vole dans les plumes de Claire Chazal, de Bernard de la Villardière, et de Patrick Le Lay, même si son dessillage a été un peu tardif, ne peut pas être tout à fait inintéressant.
A propos de l’hypothèse Bayrou, je suis pourtant frappé par l’incuriosité médiatique sur un point particulier, mais important.
Supposons Bayrou élu le 6 mai. Sarko et Ségo sont pulvérisés. Tremblement de terre dans la vie politique. Très bien.
Que se passe-t-il le 7 mai au matin ? Le nouveau président nomme un gouvernement de transition avant les législatives, avec toute une bande de chouettes copains, Borloo, DSK, Kouchner, l’abbé Pierre (ah non, flute), Nicolas Hulot, les Don Quichotte, Steevy, etc. Très bien pour la photo.
Mais prenons par exemple le cas de Borloo et DSK. Non, Borloo est un mauvais exemple, il n’est pas à l’UMP. Supposons plutôt un UMP tout prêt à travailler avec le nouveau président. Disons, Copé (c’est une supposition, hein. Je ne sais rien des intentions de Copé, mes déjeuners avec lui sont regrettablement espacés. C’est juste pour le cas de figure, et pour pousser le raisonnement).
Copé et DSK, pour devenir ministres, demandent-ils, et obtiennent-ils le soutien de leurs partis respectifs ? Je ne sais pas ce que vous en pensez. A mon avis, non. A mon avis, le PS et l’UMP, vaincus dans le sang, n’ont qu’une obsession : faire mordre la poussière au nouveau président aux législatives. Donc, à supposer que Bayrou parvienne à réunir 577 candidats, et à les estampiller majorité présidentielle, chacun de ces 577 candidats trouve en face de lui, dans chaque circonscription, un UMP et un socialiste, sortant dans la plupart des cas, bien implanté, et décidé à lui faire bouffer des pneus de tracteur.
Dans ces conditions, combien de députés bayrouïstes peuvent-ils espérer être élus en juin ?
Tout est possible. On peut imaginer un scénario à la 1981, et une "vague béarnaise". Dans ce cas-là, tout va bien pour le nouveau président. Le PS et l’UMP explosent, Bayrou crée un "grand parti du président", tout se recompose, parfait.
Mais sinon ? Si le nom de Bayrou fait sortir des urnes, au maximum une centaine, voire deux cent députés, que se passe-t-il ? Avec quelle majorité gouverne-t-il ?
Je m’empresse de dire que je n’en sais rien. La seule chose qui m’étonne, c’est qu’aucun intervieweur professionnel ne pose à François Bayrou cette question-là.
A moins qu’une interview, une déclaration, ne m’aient échappé. Le lien sera le bienvenu. Et François Bayrou, puisque vous êtes internaute, si vous passez par ici...
Ce n'est pas moi qui le dit, mais Frédéric Rolin, professeur de droit public, dans un passionnant article sur son blog. Il y décortique la lettre de Spartacus à Libé.
Selon l'analyse de Fredéric Rolin, il s'agirait de "la complainte d’une Haute Fonction Publique qui se sent délaissée et qui cherche à faire entendre sa voix".
Des hauts fonctionnaires qui se sentent l'esclave de l'Etat, "qui font tourner la machine et qui ne reçoivent aucune des gratifications financières symboliques ou politiques", "subissent à la fois la dictature des cabinets ministériels, les assauts de la déconcentration et du démantèlement de l’Etat en agences ou autorités diverses) et la montée de la décentralisation".
La victoire de Ségolène serait la victoire des régions, du local, sur l'administration centrale et la "technostructure gaullienne", ce qu'ils ne peuvent accepter.
La victoire de Sarkozy, la politisation de la sphère politique qu'ils redoutent.
Alors ils se rallient à Bayrou mais avec des arguments "trop ronflants pour être honnêtes". Pour Rolin, Bayrou c'est le "Le pen des hauts fonctionnaires". Un candidat hors système mais plus respectable que celui de l'extrème droite, et donc pour lequel il n'est pas indécent de voter.
Je partage tout à fait cette conclusion, peu de personnes croient vraiment au centre en France. Et ce n'est pas un mal, car le fondement de la démocratie est d'avoir un choix.
Pour faire la jonction avec l'analyse de Rolin, une Union nationale, signifierait qu'il n'y a qu'UNE solution pour remettre la France dans le bon chemin et donc confier le pouvoir à des technocrates éclairés. Tout ne serait qu'une affaire d'expert et donc l'utilité du vote démocratique pourrait être remis en cause.
Mais heureusement, les français sont démocrates mais cela ne les empêchent pas d'aimer les personnages qui se disent hors système. Enfin... dans les sondages, car Chevénement nous a fait le même coup en 2002. Il se disait du centre alors qu'il était de gauche et il est rapidement revenu dans le clivage. Les sondeurs lui prédisaient 14% (un record pour le groupuscule qu'était le Mouvement des citoyens), il n'a pas fait 6% lors du premier tour.
Bon là encore, je ne sais pas si cela sert vraiment la cause, mais ça m'a bien fait rire. Dire qu'il y en a qui se contente d'une boîte de conserve et d'un paquet de semoule. Les gens de droite ont vraiment l'humour qu'il mérite ^^.
J'aime beaucoup Lynch. J'aime cet univers paradoxal, de mystère, de contre pieds, d'irréalité, où la psychologie prend une grande part. J'avais adoré Lost Hightway. Je l'ai vu à la même époque où je jouais à Silent Hill 2. Puis Mulholland Drive. Il y a longtemps, j'avais vu Dune, qui m'avait lancé sur les pistes du fabuleux livre de Herbert, et Sailor et Lula, histoire d'un amour fou et dévastateur.
Quand je me suis retrouvé devant le ciné d'art et d'essai, par hasard, comme par révélation, je ne pouvais aller voir que le dernier film de cet artiste qui conjugue tous les arts (la peinture, la musique, le cinéma...). J'ai pris mon ticket pour Inland Empire.
Aie !! Dès le début, je me suis dit : "T'as encore fait une bétise ! Tu aurais du choisir un plus classique Eastwood où tu aurais pu te laisser porter par une histoire !" Premières images, la pointe d'un tourne-disque sur un sillon où des images fantomatiques se surimpriment. Puis des personnages qui parlent en polonais et dont la tête est cachée par des bulles blanches avant qu'une famille à tête de... lapin apparaissent dans une pièce de théâtre avec des dialogues sans queue ni tête mais applaudis par un public.
Bref, après quelques enchaînements de séquence auxquelles on ne comprend rien, enfin quelques minutes où une intrigue semble se nouer. Une actrice, Nikki Grace, qui postule pour un film reçoit la visite d'une sorcière de voisine qui lui prédit un malheur si elle accepte le tournage d'un film qu'elle dit maudit. Film dont Nikki décroche le rôle principal. S'ensuite une relation amoureuse dangereuse avec Devon Berk, l'acteur du film, surveillée par le mari de l'actrice.
L'histoire aurait pu commencer. Certes, on avait déjà une drôle de sensation. Les scènes de réalité, mais aussi de rêve, de fantasme, et de tournage se mêlant allègrement, on ne pouvait savoir clairement où on était ce qui nous obligeait à continuellement être surpris et à remettre à jour notre compréhension du scénario. Enfin de compte, cela laissait un certain charme.
Mais rapidement, d'autres séquences de lapins, de polonais qui se transforment en prostituées, des entractes de l'actrice retrouvant un homme aux airs de psychologue. Beaucoup d'effet de caméra (flou, granuleux, angle particulier, tamisage...). Une longue cacophonie qui tire en longueur.
Pourtant, tout n'est pas à jeter dans ce film, bien au contraire. Mais il faut être prévenu. Il faut aller voir ce film plus par envie d'analyse et non pour se laisser porter par une histoire. Les images sont sublimes, le jeu des acteurs est parfait (surtout celui de Laura Dern qui joue Nikki), la caméra déforme à souhait les traits. Et on peut être émerveillé par la manière dont Lynch, grâce aux effets cinématographiques, arrivent à nous faire raccrocher aux séquences alors que toute la mise en scène brise notre attention. On retrouve beaucoup d'attributs du rêve qui sont autant d'invitation à partir, à participer à ce plaisir de briser l'ordre logique du monde, déconcerter son entourage en adoptant un langage, une attitude déconcertante.
Sur l'histoire, il faudra devenir un psychanalyste. Rien n'est donné, tout n'est que suggestion et possibilité d'interprétations, dont Lynch aurait dit lui même qu'elles sont nombreuses. Moi j'y ai vu, entre autres, la transposition de Nikki de sa jalousie et de ses fantasmes sur son mari. Les prostituées polonaises seraient donc l'alter égo de Devon que jalouse le mari. Nikki d'ailleurs se voit aussi comme le double de cette actrice polonaise assassinée lors du premier tournage du film maudit et qui deviendra la prostituée, sa rivale.
Beaucoup de mystères dans ce film. J'avoue ne pas avoir compris grande chose. J'étais un peu énervé en sortant car j'aurais bien aimé un film plus facile. J'ai bien aimé quelques effets de style, même si j'ai trouvé qu'il y en avait beaucoup trop et qu'il était vraiment dommage qu'ils n'aient pas pu être mieux exploités pour une trame plus claire. Pourtant, je le reverrai peut être plus tard, car c'est un film que l'on doit voir plusieurs fois, juste pour délirer sur des suppositions plus folles que celles que le metteur en scène a pu vouloir faire passer (je n'ai toujours pas compris ce que viennent faire les lapins dans cette tambouille...).
Je ne regrette pas d'avoir vu ce film, mais j'aurais aimé le voir mieux préparé et à un moment que j'aurai choisi.
Pour la petite histoire, Klaus Nomi, chanteur soprano allemand, homosexuel et une des premières grandes célébrités à mourir du Sida, en 1983, à l'âge de 39 ans.
Il jouait du piano debout et l'autre écoutait les écouteurs dans les oreilles (post musical)
Bon, je suis assez embêté... Je comptais te demander pardon, si tu me lis encore. Tu m'as dit que tu venais ici pour écouter de la musique. Or, ces derniers temps je n'ai fait que poster de la politique. Et cela a dû t'énerver... connaissant tes opinions... Tu ne pouvais me reprocher mon polémisme : tu es pareil :). Mais je voulais profiter de ces quelques jours, où je n'ai pas lu la presse, pour te faire rencontrer quelqu'un.
Mais, entre temps, un message inattendu est arrivé me remerciant pour ces posts politiques. Cela m'a fait plaisir. Il m'a dit de continuer. Alors... bon, je vous l'offre à tous les deux. Tu m'en veux pas... hein :)?
Et puis, lui, il doit le connaître de toute façon...
Le 20 février, à Paris, sur la scène de l'Olympia, le chanteur new-yorkais Rufus Wainwright rendra hommage à Judy Garland, actrice et chanteuse américaine morte en 1969, mais restée, en particulier aux Etats-Unis, une des icônes gay les plus célébrées.
Le monde de la chanson féminine fournit depuis longtemps son lot de figures au panthéon intime de l'homosexualité masculine. De Marlene Dietrich à Madonna, de Dalida à Mylène Farmer, en passant par Barbara, Kylie Minogue, Barbra Streisand ou Sheila, elles sont nombreuses à être régulièrement citées ou revendiquées comme références culturelles de la communauté gay.
Est-ce céder aux stéréotypes que de chercher comment et pourquoi une artiste rassemble des fans en partie identifiés selon leurs préférences sexuelles ? La question fait débat sur les forums d'Internet. Celui de gayland.com s'interroge : " Les gays aiment Mylène Farmer ? ", avec prises de bec entre fans et détracteurs de la chanteuse ; le site etalors?.com (une autre vision du monde gay et lesbien) demande, lui, " La communauté homo est-elle stéréotypée en musique ? "
Certains en profitent pour dénoncer les clichés et multiplier les contre-exemples (" Pas besoin d'être gay pour aimer Madonna ", " On peut être gay et détester Sheila "), d'autres détectent là les effets pervers du communautarisme (" Je vois ça comme du conformisme par rapport aux autres homos ou un moyen de s'affirmer en tant que tel ") ou constatent la réalité de ces coups de coeur (" Quand une artiste chante avec des paroles qui pourraient s'assimiler à la vie d'homosexuels, c'est normal que les homos s'y retrouvent ").
Si les chanteuses attirent plus que les chanteurs, estime Serge Hureau, directeur du Hall de la chanson, artiste et ancien militant du FAHR (Front d'action homosexuel révolutionnaire) au début des années 1970, c'est, en particulier, à cause du " plaisir d'entendre des mots d'amour adressés à des hommes. La chanson permet le polymorphisme du désir ".
" Ces chanteuses cristallisent, parfois dès l'enfance, notre part de féminité, à un moment où nous ne savons pas encore exprimer cela consciemment ", suggère Pierre Fageolle, journaliste à Femme actuelle, qui, pour le magazine Idol, avait réalisé une CD compilation, Nos meilleures copines, sur le thème des icônes gay.
Pour qu'une chanteuse soit consacrée " diva homo ", l'identification par les mots s'accompagne en général d'une stylisation extrême de l'apparence. " La question du sexe se joue aussi sur le vêtement, constate Serge Hureau, sur des artifices, sur un masque que l'on peut s'approprier, au besoin jusqu'au travestissement. " Ce jeu peut porter vers l'androgynie - comme le look de garçonne de Barbara, ou les smokings portés, en son temps, par Marlene Dietrich.
Il met surtout en scène une féminité exacerbée, à la façon des meneuses de revue du music-hall. Comme au temps de Mistinguett et de ses " boys ", des artistes telles Mylène Farmer, Mireille Mathieu, Dalida, Sylvie Vartan ou Kylie Minogue (dont les robes ont l'honneur d'une exposition, jusqu'au 10 juin, au Victoria and Albert Museum, à Londres) ont manipulé parures, maquillage, chevelure, chorégraphies comme on joue à la poupée.
Showgirl hors pair, Madonna a poussé l'art de la métamorphose jusqu'au transformisme, souvent aidée de son ami, le couturier Jean Paul Gaultier. De cette relation particulière avec le public homosexuel, Madonna a dit un jour : " Je crois que l'une des raisons pour lesquelles la culture gay accepte plus facilement les femmes fortes et les divas est que la tension sexuelle a disparu. Le côté "cul" n'existe pas, si bien que les gays ne traitent avec les femmes que sur un plan intellectuel et émotionnel. "
Le destin et la personnalité de ces " reines " offrent d'autres occasions de se rapprocher d'elles. Rarement des jeunettes, ces divas - lyriques comme Maria Callas ou de la chanson populaire - ont affirmé leur indépendance, au prix parfois de la solitude ou d'une vie amoureuse chaotique. " Le choix des homos se porte souvent vers des femmes phalliques, observe Serge Hureau, des vestales qui peuvent être à la fois maternelles et d'une autorité qui conteste le patriarcat. Leur solitude, leurs blessures entrent aussi en résonance avec une expérience homosexuelle qui connaît cette souffrance. "
Ce mal de vivre, ces fêlures, ces chanteuses savent, là encore, les styliser. On pense aux vêtements noirs de Barbara qui savait mêler deuil intime et rayonnement scénique, ou à la façon dont Mylène Farmer exploite des thèmes comme l'enfance perdue, l'obsession morbide ou l'ambiguïté sexuelle.
Comme chez Judy Garland, drame et glamour peuvent faire bon ménage. L'exemple le plus révélateur serait, en France, celui de Dalida, vamp et madone à la voix grave et aux épaules carrées, morte suicidée, le 3 mai 1987. " Dalida est l'incarnation des fantasmes du public gay, de la femme qu'il voudrait être, à la fois glamour, forte, fragile ", assure Orlando, frère et légataire universel de la chanteuse. " Ce public s'est rapproché d'elle une première fois en 1967, après son premier suicide, elle était alors une madone aux grandes chansons tragiques. Puis une seconde fois, dans les années 1970, quand elle est devenue une vamp disco. "
Grâce aux remix techno de ses chansons, produits par son frère après sa mort, Dalida a renouvelé son contingent de fans dans la communauté gay. Elle demeure un must des DJ, par exemple dans des lieux de fêtes parisiens comme le Tango ou la Nuit des Follivores, et Orlando reste actif - huit DVD sortiront en mars, et une grande exposition Dalida aura lieu, en mai, à la mairie de Paris.
Les pistes de danse ont souvent adoubé de nouvelles icônes. Dans les années 1970, la vogue du disco a correspondu à l'épanouissement d'une culture gay sortant de la clandestinité, pour revendiquer un hédonisme proportionnel à ce qu'avait été ses frustrations. Amanda Lear, Donna Summer... les " disco queen " se multiplieront.
Le virage disco pris par Sheila, à la fin des années 1970, transformera ainsi une partie de son public. " Avant cela, j'étais la chanteuse des familles ", analyse Sheila. " Avec le disco, la frange gay de mon public s'est brusquement agrandie. Mais c'est à la fin des années 1980 et surtout lors de mon retour en 1998, que je m'en suis aperçue. Ce public constituait soudain 80 % de la salle de concert ! "
Un soutien que Sheila - dont on vient de rééditer les albums en intégrale - apprécie. " C'est un public aussi exigeant que fidèle. Ce sont des gens qui aiment faire la fête, qui n'ont pas peur de se lâcher. Ils entraînent tout le monde. Si je peux continuer à faire ce métier, c'est en grande partie grâce à eux. " Chantal Goya, remixée et fêtée régulièrement par un public masculin attaché à ses souvenirs d'enfance, pourrait en dire autant.
Cette proximité entre vedettes féminines et public homosexuel tisse des liens extra-musicaux, spécialement depuis les ravages de l'épidémie de sida. Sheila, comme Madonna, Barbara, Line Renaud ou de nombreuses autres, se sont impliquées dans la lutte contre ce fléau, renforçant encore l'affection qu'on leur porte.
Au contraire d'une Donna Summer qui, dans les années 1980, avait eu la bêtise de parler du sida comme d'une " punition divine ". La communauté gay se détourna de sa diva, qui, commercialement, ne s'en remit jamais.
Stéphane Davet
Gwen Stefani - What your waiting for *remix de Jacques Lu Cont* (2005)
Où on apprend que Bayrou nous prend pour des dindes.
Lu ce matin dans "le Monde" : François Bayrou pourrait choisir un premier ministre de gauche, et François de nous préciser que ce premier ministre serait un bon contre poids à sa personne.
1) Bayrou se dit du centre
Si il a besoin d'un contre poids à gauche c'est que lui non plus ne croit pas à cette supercherie qu'il essaye de nous vendre.
2) Bayrou se dit démocrate.
C'est oublier que dans notre démocratie, certes le président choisit le premier ministre MAIS dans la majorité parlementaire. Bref, c'est une supercherie que d'avancer cela.
Bayrou s'il est élu président ne pourra nommer un premier ministre de son choix qu'après les législatives. Or, il est fort probable qu'après la seconde débâcle présidentielle, le Parti socialiste sera trop affaibli pour remporter les élections. Car la défaite de Royale entraînera celle de Hollande en interne : Ségolène a été élue par les bastions hollandais. Cela profitera à DSK qui n'aura donc aucun intérêt à quitter le PS, certes en déliquescence, mais qui pourrait enfin se convertir à la social démocratie et derrière lui.
A droite, les élus UDF ont trop le réflexe à droite et trop d'intérêts locaux à droite. La victoire de Bayrou ne pourrait que les aider à renégocier la carte électorale avec l'UMP mais sans pouvoir changer, de manière concrète, l'important déséquilibre entre l'UDF et l'UMP. On aura donc un remake de 1974. A l'époque, Valery Giscard d'Estaing avait réussi à l'emporter aux présidentielles mais n'avait pas de majorité autour de ce nouveau parti qu'était l'UDF. Il avait du nommer premier ministre un certain Jacques Chirac.
Bayrou nommera donc très vraisemblablement un premier ministre de droite ou du moins, se verra imposer un premier ministre de gauche. Et là... bonne cohabitation... Il ne pourrait, en tel cas, mettre son programme en action, sauf à l'international.
Après 2 heures de débat, voilà à quoi me fait penser Ségolène :
une haie de plus de sautée !
Et les questions n'étaient pas souvent faciles. Le journal "Le Monde" titrait ce matin "la semaine de tous les dangers". Il le faisait déjà avant Villepinte. Donc, il y aura sans doute une autre haie pour bientôt. Mais maintenant j'ai confiance.
Et les bonnes réponses viennent souvent là où on ne les attend pas. En effet, une des grandes différences entre la droite et la gauche est, à gauche, de penser que l'économie est un système, qu'il y a possibilité de faire une politique économique. Bref, on peut augmenter le RMI et faire baisser le déficit. Si on ne joue que sur une variable on n'arrive à rien. Depuis 5 ans, avec l'unique baisse des prélèvements obligatoires, on est pas arrivé à grand chose... Les chiffres au prochain épisode.
J'avais envie de chercher une citation pour résumer ma situation d'hier. J'ai cherché "oeil au beurre noir", j"ai cherche "chance", je suis tombé sur ma citation et ce texte. Ce n'est pas de moi. Pas grand chose n'est de moi. Mais ce qui apporte ma touche, c'est l'assemblage de ces riens. Comme l'artiste prend du jaune ou du vert pour continuer à dresser son tableau.
Depuis, la nuit des temps on emprunte. Les premiers romans furent des rmonans collectifs : la chanson de rolland, Tristan et Iseut. Parfois on a même collé des auteurs alors qu'ils n'ont fait que coller des suites de croyances populaires. C'est le cas d'Homère.
Aujourd'hui, les droits d'auteur contribuent entre autre à empêcher cela. A l'extrème, la communication des sensations, de l'information, du partage de la culture. Mon blog ne fait qu'aller à l'encontre du droit d'auteur comme tous les autres. Mais, ne propose-t-il pas quelque chose de différent en juxtaposant toutes ces teintes différentes. Doit-il être regardé en détail ou en globalité ?
Ce n'est peut être pas une Mona Lisa, c'est plus de l'impressionisme ou une composition de peaux de bête. A voir...
Sur, ce une histoire que j'ai bien aimé même si je n'ai eu le temps d'y jeter qu'un coup d'oeil. (la prochaine fois nous parlerons de l'abondance des choses et comment arriver à choisir et à hierarchiser :) ).
Chance ou malchance ?
Il y avait en Chine, un vieux cultivateur qui possédait un vieux cheval pour labourer son champ. Un jour, le cheval s'enfuit dans les montagnes et tous les voisins vinrent sympathiser avec le vieil homme à cause de sa malchance. Mais il leur dit:
- Chance ou malchance, qui peut le dire?
Une semaine plus tard, le cheval revint des montagnes emmenant avec lui une horde de chevaux sauvages et alors les voisins vinrent le féliciter à cause de sa chance. Il leur dit encore:
- Chance ou malchance, qui peut le dire?
Puis, alors que son fils essayait de dompter les chevaux sauvages, il tomba et se cassa une jambe. Tout le monde y vit de la malchance. Mais pas le cultivateur qui leur dit une fois de plus:
- Chance ou malchance, qui peut le dire?
Quelques semaines plus tard, l'armée arriva dans le village et tous les jeunes aptes à faire la guerre furent conscrits. Quand les officiers virent le fils du cultivateur avec sa jambe cassée, ils le laissèrent libre. Était-ce une chance ou une malchance?
Qui peut le dire?
Tout ce qui apparaît comme une malchance peut-être une chance déguisée. Et ce qui apparaît comme une chance, peut être une malchance déguisée. Nous sommes donc sages quand nous laissons à Dieu de décider de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, et nous Le remercions de ce que toute chose finit par être changée en bien pour ceux et celles qui L'aiment.
La chance est de votre côté... la moitié du temps. [Norman Augustine]
J'étais crevé aujourd'hui. Enfin, cela m'a crevé de lire ces quelques pages de compta (2)... Je me suis affalé sur le lit, j'ai mis un peu de musique pour récupérer. Une, deux. Ahhhh je dois aller à la piscine.... allez !! Perdre ces maudites poignées d'amour.
Je prends quelques notes pour mon entraînement, et allez hop, dehors. Il est tard, je vais être en retard. Je mémorise ce que je dois faire, griffonner sur un petit papier plan 1/4 d'A4 écri à l'encre bleue. Quelques lettres, des centaines, des N, des C, des L; des exposants 2-3-4T.
Je me retrouve devant l'accueil. Bien entendu, plus que deux péquenauds. D'habitude il y a foule, et je fais le snob avec mes petits billets bleus. Là, tout le monde est déjà entré. Bah ! Je vais en profiter pour acheter un carnet de dix. Je regarde la feuille collée à la vitre qui donne les tarifs. Je sors mon porte feuille. Pour sortir mes billets, je l'ouvre en deux et expose mes cartes. Je fais un sourire à la dame.
- Bon j'en ai encore un, dis je en sortant le mince papier à cigarette, le dernier ticket tout froissé, délavé, mais je vais profiter de l'affluence pour en reprendre dix.
Je sors quelques billets.
- Bon un carnet de dix tarif étudiant... marmonne-t-elle en comptant les tickets
Tarif étudiant ??? Bah... pourquoi pas, si c'est si gentiment dit. Je vais pas faire comme dans cette boutique de thé ou j'ai rappelé à la vendeuse que je venais de lui donner un billet de 10 et non de 20 (elle allait m'en rendre plus que je ne lui avais donné...).
- ... 13 euros 50.
Elle m'agrafe les 10. Je lui tend deux billets, 15 euros au lieu de 18,50 de vigueur, je reçois quelques pièces. Allez je peux bien lui gratifier d'un : "Bon courage". Elle est ravie. Moi aussi...
CHANCE !
Je commence mon entraînement. Pas beaucoup de monde. Génial. Je suis content de pouvoir faire du papillon. Bon, cela me fatigue vite, et cela ne guérit pas ce maudit mal de dos. Je me fatigue. Je fonce, je bois la tasse. Je rate un virage en dos après avoir failli me prendre un barboteur de passage. Je me plais à faire une petite accélération pour doubler le crawleur de la ligne d'à côté. Sentiment de puissance, alors que le requin qui normalement me double toutes les 4 longueurs, les jambes emprisonnées par un flotteur (!), est absent. Ah la la ces champions... quand les vacances sont là, il n'y a plus personne. Héhéhé !! ^^
Voici venir la pyramide. On part très rapidement les 50 premiers mètres, pour continuer plus lentement pour le deuxième pallier à 100 mètres, puis à 200 pour repartir plus vite à 100 et finir en apothéose à 50. Soit 500 mètres à rythmes différents avec une pause, égale, de 15 secondes entre chaque pallier. Là, pyramide 2 nages. Bon, papillon, pas question. Crawl, tout le monde en fait, et j'en fais moi même un peu trop. Allez ! Brasse et dos. Me voilà parti.
Dans cet effort assez important, je me retrouve sur le paisible 200 mètre, en brasse. Or, que vois-je arriver !! un crawleur arrive à fond, dans la même ligne d'eau, à gauche. Non... je garde confiance en la nature humaine... l'ingéniosité qui veut que tout le monde en société respecte un minimum de règle... chacun sait qu'il faut partir à droite et revenir à droite, le long de la ligne d'eau... il n'y a que les mamies qui s'accroche aux flotteurs qui ne comprennent pas ça... il va m'éviter à la dernière minute...
Et là, pendant que je philosophais sur le meilleur des mondes possibles, le nageur me rentre dedans et m'envoie un grand coup de main dans l'oeil. SPACH !
MALCHANCE !
On s'arrête. mes lunettes sont autour de mon cou. J'ai mal. Je me tiens l'oeil. Je vais sans doute avoir un oeil au beurre noir. Et je lance un
"Putain !"
L'autre, un peu honteux :
"Désolé..."
"A DROITE !!" je lui lance avant de repartir en crawl le temps de remettre mes lunettes. Je finis mes longueurs. Après coup, je pense que j'ai oublié de finir ma pyramide. En finissant mon 200 mètres. Je le vois. Il est sortit de la piscine. Il est de dos sur le mur où je culbute pour faire un dernier aller retour. Puis, je m'arrête en m'agrippant à la ligne d'eau, haletant. Je retire mes lunettes et prends mon temps de pause, réglé. Il se tourne et avec une petite voix :
- Encore désolé...
- Bah ça arrive. Mais bon, faut rester à droite, sinon... ça fait mal, lui dis-je en esquissant un sourire.
Voilà pour les politesses. Je retourne à mon entraînement. Bon je n'ai pas pu totalement terminer. Mais c'est plus à cause de mon retard. 20h30. Il faut que je sorte. Je me dirige vers les douches. Détend un peu mes muscles sous l'eau chaude. Je n'ose pas regarde le mec d'à côté qui se frictionne. Retour au casier, le numéro ? 279. Mais qui passe à coté de moi ? Un beau petit gars, petit, mais carré, tout en muscle et pourtant fin avec une gueule d'ange ! Trop mignon !
CHANCE !
Bon je n'ai sans doute pas fait impression en recommençant trois fois pour trouver la serrure. Et puis, de toute façon, il était trop jeune. 15-16 ans sans doute. Je rentre dans une cabine. Me change, m'aperçois que mon sac est trempé par l'eau qui circule sur le sol... Tant pis. Je sors mes chaussures et chaussettes à la main.
Oh ! Il est là ! Je trouve une place sur le banc et enfile mes chaussures. Lentement. Il en met un temps à se sécher les cheveux. Je fixe mes chaussures mais j'ose lancer un coup d'oeil malgré tout. Il fait plus âgé avec son costume et ses cheveux secs. Il m'attend ?
Le dernier lacet est noué. Je me lève pour partir. Il a juste terminé. Je devance. Mais je m'aperçois que j'ai oublié de mettre mon pull que je retire de mon sac. Il repasse devant moi. Le temps d'enfiler mon gilet. Je passe la porte. Il n'est plus là... A droite, aux toilettes ? Non, je continue mon chemin. Je rentre. Je suis content de cette vision. Peut être un jour...
Il est tard. Je suis en travers, sur le canapé, les pieds en l'air, une tranche de pain de mie à la main. Je mange. Et j'écoute. Et j'ai le coeur soudainement lourd alors que rien ne le justifie. J'imagine que je pourrais être à côté de toi qu'on l'écouterait ensemble. Ne rien dire, ne rien faire. Fin de soirée, las. Il plâne. En dehors du temps. Ciel, brûme, nuage, couleur, je me sens aller, je m'enfonce et là... je sens des doigts contre les miens... Nos mains se sont rapprochées. Et on en resterait là ? Ou alors aveugles , sous la lumière tamisée, je te prendrais au cou et d'embrasser ta nuque. Mais sans plus, juste pour te sentir contre moi. Peut être qu'on ira plus loin, plus tard. Mais pourquoi se poser la question ? Tu n'es pas bien ? Bon anniversaire. J'ai les yeux qui brillent.
Ils sont beaux, elle est conne, on oublierait presque qu'ils sont de droite...
Rêve étrange, blessures profondes, culpabilité... je me suis réveillé ce matin avec un goût étrange dans la bouche. Mais je n'en parlerai pas. Du moins, cette fois-ci. L'analyse a repris ses droits. Je n'ai pas pu m'en empêcher. Je ferai donc un post politique. Même si j'ai envie d'arrêter. Même si la politique c'est le meilleur moyen de se faire des ennemis. Mais bon, c'est un peu ce cri de révolte que je finis pas lâcher. Cri de révolte contre cette campagne qui n'a pas encore débouché sur les idées (mais ce qui ne devrait pas tarder) et ne s'attache qu'aux apparences, aux petites phrases.
Sarkozy, la droite revient fière d'elle même
Venant en aux faits. J'ai regardé M. Sarkozy à la télé sur TF1 la dernière fois. Je ne suis pas de ceux qui n'aiment pas entendre le discours opposés. L'influence lointaine d'un prof en seconde (tiens encore un lien avec mon rêve), qui nous avait affirmé, devant nos regards révoltés d'adolescents attardés, qu'il lisait les livres de M. Le pen, car "c'est la meilleure manière de combattre les personnes qui nous répugnent". La comparaison n'est pas à faire entre M. Lepen et M. Sarkozy. Je suis bien trop modéré pour cela. D'ailleurs l'image sécuritaire de Sarkozy n'est qu'une image. Depuis les élections de 97 et les triangulaires dévastatrices pour la droite, la politique de M. Sarkozy, après les déconvenues du libéralisme économique balladurien, s'est structuré face à celle de M. Chirac en s'affirmant par rapport au Front National. Bref, ne pas laisser de champs à une extrême droite en puissance quitte à durcir son discours. Malheureusement, cette image de ministre de l'intérieur rigide lui colle à la peau et fait même peur à la frange modéré de son électorat. C'est pour cela qu'il tente désespérément d'attendrir ses propositions et de revenir au centre.
Mais ce n'est pas cela qui m'oppose au candidat de l'UMP, mais cet égoïsme social qui caractérise bien la droite. Cet égoïsme qui se traduit par cette volonté de « on ne va pas payer pour les autres, même si on en a les moyens » et de ternir l'image des plus faibles pour se donner bonne conscience. Les chômeurs deviennent donc des faignants, les Rmistes des assistés...
Surtout ne pas toucher aux systèmes mais s'en prendre aux plus faibles
Pour M. Sarkozy, résoudre
Le problème du chômage ce n'est pas optimiser le service de l'emploi comme l'on fait les danois, en mettant à plat les système existants, en assurant la mobilité des salariés qui peuvent changer d'entreprises très facilement car l'Etat leur garantie une sécurité du parcours avec une forte indemnisation et des services de formation performant. Non c'est obliger ces faignants de chômeurs à ne pas refuser plus de 2 propositions à l'ANPE.
Le problème de l'assurance maladie, ce n'est pas responsabiliser tous les acteurs de la santé (médecins, laboratoires, pharmaciens, établissement de santé), c'est lutter contre des fraudeurs (souvent imaginaires).
Le problème du logement, ce n'est pas les conséquences de la peur de l'avenir et du placement immobilier, de la spéculation, de l'achat étranger, c'est (véridique) la faute des sans papiers qui occupent illégalement des logements car ils ne sont pas français.
Bref, à « la France qui travaille » on oppose « ceux qui ne veulent pas s'en sortir ».
Qu'est ce que l'égoïsme social ?
Garder son argent n'est pas choquant. Ce qui est révoltant c'est de ne pas rendre ce que l'on a reçu. Et l'un des grands thèmes de la droite est justement de faire oublier que l'on a reçu derrière le mythe du « Si j'ai réussi c'est parce que je l'ai voulu ». On ne peut réussir que grâce à la communauté, grâce à des institutions publiques que l'on peut critiquer mais qui reste performantes (écoles, service public, cadre légal) et, ce qui va scandaliser l'extrême gauche, la paix sociale.
Prenons le cas médiatique d'un Johnny. Ce chanteur célèbre se plaint de trop payer d'impôts. M. Sarkozy dit qu'il l'a bien mériter grâce à ton talent. Or, s'il n'y avait pas eu la politique de droit d'auteur à la française, le financement public et la politique des quotas de diffusion des auteurs français, ce petit chanteur qui plagiait dans les années 60 les grands tubes de rock américains n'aurait jamais existé dans le monde fabuleux de l'offre et de la demande. (J'en profite pour souffler une idée toute blairiste à l'oreille de ce nouveau converti au socialisme anglais M. Sarkozy, pourquoi ne ferions nous pas, comme les socialistes anglais propose de la faire pour les étudiants formées en Angleterre, rembourser les frais que la Nation a investit à ceux qui s'expatrient ? C'est à dire dans le cas de Johnny rembourser le montant des droits d'auteurs perçus, et exiger que dorénavant, Johnny ne puisse être compter dans le quotat de chanson française, mais dans la quotat de chanson suisse ?).
Dans un autre domaine, c'est le même M. Sarkozy, enfant de deuxième génération, qui a bénéficié des règles « généreuses » de l'immigration française et qui souhaitent les durcir pour les autres.
Je ne reviendrait pas sur la nécessité de la paix sociale pour permettre à certains de prospérer économiquement. Le cas désastreux de l'Afrique doit plus aux guerres inter-tribales qui la minent qu'au problème des bites des africains que le professeur Pascal Sevran a eu l'intelligence d'identifier. Il est donc indispensable pour la bonne tenue d'une économie de redistribuer de manière équitable (et non égalitaire) les produits de la croissance. Et de garantir à tous des moyens de pouvoir évoluer socialement de manière plus ou moins accélérée.
Il y bien une différence philosophique entre la droite et la gauche. Je penserai même que par son égoïsme social, la droite résonne à court terme. On ne peut pas lui reprocher, c'est son système de penser que l'on peut acquérir très vite des plus values en manipulant en bourse. Mais c'est oublier que gérer une société ce n'est pas jouer au casino. Ces 5 dernières années on a pu malheureusement constater l'échec totale de la politique économique alors que la droite avait pour réputation de savoir mieux gérer que la gauche (et ce n'est que réputation car garder son argent pour soi, le mettre sous un matelas ou faire des économies, ce n'est pas gérer...).
Au moins Sarkozy est bien fidèle à lui même un homme de droite. La question est de savoir maintenant si la candidature d'un Bayrou pourrait nous sauver de « la conne ».
Le cas Bayrou, homme compétent ?
Alors, j'ai entendu qu'il fallait voter Bayrou car il était plus présidentiable, qu'il était plus... qualifié pour la fonction que Mme Royal. Au cours de quelques recherches, je suis allé sur le site de l'assemblée nationale. Et voici les chiffres livrées sur leur profil et faire le comparatif entre Mme Royal et M. Bayrou
Sans appel. Il faut quand même rappeler que M. Bayrou est président d'une formation politique qui se veut d'importance. Or, il ne s'exprime pas et en propose rien. Oh si j'oubliais... la dernière ligne « Liste des séances au cours desquelles le nom du député apparaît (depuis le 20 janvier 2004) ». J'avoue que cela aurait pu invalider ma thèse voire même me voir retourner le bâton, « ah, tu vois ségo en plus elle n'est pas présente à l'assemblée ». Alors, je me suis résolu quand même à regarder ce que ce chiffre voulait dire et je suis allé lire les différentes interventions. Alors le nombre d'occurrences où l'on voit François intervenir par un « Oui ! », « C'est vrai ! » ou quand il a une longue intervention à faire c'est toujours pour la mort de quelqu'un ou pour rappeler à l'Assemblée la dure conditions des salariés de telle entreprise, de ses pauvres libanais qui souffre de la guerre, bref, que de la condescendance, peu de critiques, de propositions, du vent quoi...
Un homme du centre ?
Bon ça c'est sur l'idée de compétence, la forme. Sur le fond, M. Bayrou nous dit qu'il est du centre et qu'il faut une large cohésion nationale autour de lui. C'est nouveau ce discours au centre de Bayrou. Sous la précédente législature socialiste, M. Bayrou déclarait que le centre était à droite. Bref, on s'accapare le centre et on défie les lois de la géométrie... De toute façon, mise à part les récents revirement du groupe UDF, qui un an de la présidentielle s'oppose ou s'abstient, M. Bayrou a toujours soutenu les gouvernements de droite dont il a été plusieurs fois ministres. Au niveau local, l'UDF fait presque systématiquement alliance avec l'UMP. Bref, si M. Bayrou est élu président ça sera le retour de la droite au pouvoir. L'UDF sera en position de force pour renégocier ses positions locales en laissant une place conséquentes à l'UMP au gouvernement. Peu de chances pour que M. Sarkozy soit premier ministre car cela serait un cinglant échec que de perdre face à M. Bayrou mais une Mme Boutin aux affaires familiales serait tout à fait possible. Et dans ce scénario, adieu mariage homosexuel dont M. Bayrou s'est fait un chantre... très récemment.
Rappelez vous, le PACS, c'était il y a pas si longtemps. M. Bayrou vote CONTRE. Erreur de jeunesse on pourrait dire, mais bon... si il était aussi "open" à la cause, pourquoi ne s'est-il pas juste abstenu ? Car on aurait pu toujours dire que c'était du à la séduction enchanteresse de Mme Boutin.
Un autre exemple de revirement à la dernière minute qui est devenu un cheval de bataille du candidat « centriste », la baisse du déficit. Le déficit public de la France est énorme, il est urgent d'en faire la priorité des priorités. Mais pourquoi donc M. Bayrou a voté POUR le premier budget Raffarin qui initiait les promesses du candidat Chirac de baisser de 40% les impôts !!! Déjà à l'époque, alors que la croissance retombait on savait que ce n'était pas du tout raisonnable. C'est peut être le même M. Bayrou qui vota le premier budget de la Sécurité Social (ça je ne l'ai pas vérifié) qui prévoyait l'augmentation des médecins de 15 à 20 euros pas consultation et qui a plombé les comptes de la Sécurité Sociale qui étaient positif en 2000 !!
Il ne s'agit pas là de critiquer des changements de positions, mais encore faut-il assumer ce qui n'est pas que des paroles dans la presse mais de vrais actes politiques avec des conséquences non négligeables. A partir du moment où on vote, on n'est plus à réfléchir à une position...
(post dédié à Dominique Strauss-kahn, candidat malheureux à l'investiture socialiste, mais qui sera peut être premier ministre de Mme Ségolène Royal ou du moins, ministre de l'économie, si celle-ci est élue)
Ceci précisé, je ne suis pas fumeur, je n'aime pas la fumée, mais je sais être tolérant, comme j'aimerai qu'on le soit avec moi.
Et si le décret anti tabac, si repressif qu'il est, tendrait à devenir aussi inapplicable que ses aînés ? Finalement, ce décret ne serait-il sauvé que par l'impact médiatique ?
Je suis nul au blind test. Pourtant, parfois, un air... je connais cette chanson. Souvenir d'enfance. Et quand j'arrive à imprimer l'auteur, le titre... Tiens j'aime. C'est bien internet mais cela ne contribue pas à me réconcilier avec le monde d'aujourd'hui... Tiens ? Mon année de naissance....
Supertramp - The Logical Song (1979)
When I was young, it seemed that life was so wonderful,
a miracle, oh it was beautiful, magical.
And all the birds in the trees, well they'd be singing so happily,
joyfully, playfully watching me.
But then they send me away to teach me how to be sensible,
logical, responsible, practical.
And they showed me a world where I could be so dependable,
clinical, intellectual, cynical.
There are times when all the world's asleep,
the questions run too deep
for such a simple man.
Won't you please, please tell me what we've learned
I know it sounds absurd
but please tell me who I am.
Now watch what you say or they'll be calling you a radical,
liberal, fanatical, criminal.
Won't you sign up your name, we'd like to feel you're
acceptable, respecable, presentable, a vegtable!
At night, when all the world's asleep,
the questions run so deep
for such a simple man.
Won't you please, please tell me what we've learned
I know it sounds absurd
but please tell me who I am.
Croqué par Fabulous. Merci pour le cadeau !!! Mais je préfère le bleu comme fond ^^
Le texte ne s'apprécie qu'en musique.
J'écoute
Sous le bon conseil d'Usylwan, voici le lien vers mon site de photos randos, mis à jour assez régulièrement, je pense. Cadeau à tous les parisiens qui se morfondent dans leur appart.
Mes Photos